La colère des parlementaires face aux réponses d’Ahmadinejad

14 mars 2012

  • parlementaire: đại biểu quốc hội, nghị sĩ //député
  • face à, face au,x: trước, đối mặt với //facing
  • se rendre à: to go to, đến
  • séance de questions: phiên chất vấn
  • convoqué au Parlement: được triệu tập ra trước quốc hội
  • une attitude humiliante: thái độ coi thường; khinh thường
  • susciter: làm dấy lên, gây ra //arouse, cause, create
  • forces anti-émeutes: lực lượng chống bạo động
  • en bloc: toàn bộ //altogether, wholesale
  • genre de propos: kiểu kiếm chuyện; cách moi móc; bới lông tìm vết
  • anti-émeutes: chống bạo loạn: anti-riot
  • gérer les budgets: quản lý quỹ
  • embêter: gây phiền hà, quấy nhiễu
  • d’emblée : (adv) ngay lập tức //aussitôt, immédiatement.
  • (c) Larousse.

 

Aujourd’hui, le 14 mars, Mahmoud Ahmadinejad s’est finalement rendu (đến dự) au Parlement pour une séance de questions  avec les députés. Premier président de l’histoire de la République islamique à être convoqué au Parlement, Ahmadinejad n’a pas sérieusement répondu aux questions. Son attitude humiliante face aux députés a suscité (đã gây ra) leur colère. Des accrochages (tranh cãi, rows) entre les partisans du Président et ses détracteurs  (những người chỉ trích) se seraient déroulés à l’extérieur du Parlement, relate (thuật lại) l’agence officielle IRNA, nécessitant l’intervention de forces anti-émeutes.

Une dizaine de députés qui avaient retiré leur signature pour la convocation du Président ces derniers jours ont été surpris par la venue (việc đến dự) du Président. Au début de cette réunion, Ali Motahari, député de Téhéran et fervent critique (người phê bình gay gắt) d’Ahmadinejad, a prononcé un discours de 15 minutes. Il a abordé des questions concernant (đề cập những vấn đề liên quan đến)  l’emploi, la croissance économique, le deuxième volet (giai đoạn hai) du plan de suppression des subventions (cắt bỏ trợ cấp) et l’opposition du président à un programme de la police visant à contrôler le respect des règles vestimentaires (phép tắc về y phục) islamiques, surtout par les femmes.

Ahmadinejad répond aux parlementaires le 14 mars

Étant donné que depuis l’été 2011, les proches (những người thân cận) d’Ahmadinejad font l’objet de poursuites judiciaires (là đối tượng của một vụ tố tụng) dans des affaires de fraude, le Président a tout nié en bloc (phủ nhận toàn bộ): “Il y a de nombreuses instances qui surveillent l’État et nous sommes reconnaissants envers Dieu qu’il n’y ait même pas une infraction (sự vi phạm) prouvée au sein de notre gouvernement. Allez voir d’autres organisations dont la mairie (hội đồng thành phố) et regardez comment ils gèrent leur budget (quản lý quỹ)!

A propos du plan de la police iranienne sur le contrôle de l’apparence des Iraniens, Ahmadinejad a affirmé son opposition en se voulant compréhensif à l’égard des jeunes: “Arrêtez d’embêter les jeunes filles et les garçons. Ce sont nos propres enfants. Ce sont les mêmes qui ont géré la guerre et la révolution. Faut-il les filmer ou les prendre en photo seulement à l’occasion de l’anniversaire de la révolution (11 février) et lors des élections, et ensuite les embêter une fois que tout est terminé? N’est-ce pas contradictoire?

Ces propos font référence à des photos publiées par les agences officielles lors de la commémoration de l’anniversaire de la révolution islamique ou les jours de vote en Iran, dont certaines montrent des filles mal-voilées (không che mặt đúng phép) participant activement à ces évènements.

La disparition d’Ahmadinejad quittant ses fonctions pendant 11 jours lorsque le Guide suprême (Lãnh đạo Tối cao) s’est opposé au limogeage (bãi nhiệm) de Heydar Moslehi, le ministre des Renseignements (Bộ Thông tin ) en mai 2011, fut aussi abordée par les députés. “La plupart des gens me disent qu’il faut que je me repose et que je m’occupe un peu de moi. Il est totalement absurde de parler d’onze jours d’absence. Ce genre de propos (cách kiếm chuyện như vậy với) sur moi et sur mon gouvernement est complètement aberrant (sai trái)“.

Durant son discours de presque une heure, il a également méprisé les députés: “Les questions d’examen que vous aviez préparées n’ont pas été si dures. Il me semble que celui qui les a conçues a obtenu sa maîtrise universitaire (bằng thạc sĩ) en appuyant sur un bouton. Si vous m’aviez consulté (nếu mà bạn đã hỏi tôi), je vous aurais préparé de meilleurs questions! Et maintenant, si vous me donnez une note inférieure à 20  [sur 20], (cho điển dưới 10) ce serait complètement injuste“.

Le Parlement, humilié, réagit contre le Président
Các nghị sĩ bị sĩ nhục, phản ứng lại Tổng thống

L’attitude d’Ahmadinejad et ses réponses n’ont pas laissé les députés indifférents. Ils ont d’emblée (ngay lập tức) demandé à leur direction d’émettre un communiqué pour “défendre les droits du Parlement“. Quant à (Về phần) Ali Larijani, le président du Parlement, il a qualifié que (đánh giá rằng) certaines réponses du Président ont été “inadmissibles“. “Le Parlement n’est pas un lieu pour blaguer (pha trò, joke), mais un lieu pour débattre sérieusement“, a renchérit (nói thêm) Ali Larijani.

Ali Larijani, président du Parlement, le 14 mars

Abbas-Ali Noora, député de Zabol (sud-est), a été un des premiers à avoir élevé la voix contre les humiliations d’Ahmadinejad: “Le Président a attribué implicitement des infractions à la loi aux députés et nous a ainsi insultés. Ahmadinejad n’avait même pas obtenu sa licence lorsque j’ai fini mon doctorat. Est-il acceptable d’entendre ce type de propos du Président au sein du Parlement?

Mostafa Reza Hosseini, le porte-parole des signataires de la convocation du Président, lui a fait écho: “Le style de parole qu’a adopté le Président représente (là, chính là) une insulte à l’égard du Parlement, de son président et des députés, et il est en partie une attaque contre la marie ()“.

Selon la Constitution iranienne, la convocation du Président, qui a lieu sur demande d’un quart des députés, ne fait pas l’objet d’un vote de confiance en fin de séance. Par contre, si les députés ne sont pas convaincus, l’étape suivante est l’interpellation du Président. Cela nécessite l’accord d’un tiers des députés et un vote aurait lieu en fin de séance. Au cas où les deux tiers n’accordaient pas leur confiance au Président, il serait “disqualifié” en vue de sa destitution. Le Guide suprême s’en verrait informé et déciderait de son sort.

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